Archive mensuelles: juin 2016

Ma présentation par l’historique : 2002 – 2006, Je ne suis pas seul ! Je suis « normal » !

2002 – 2006 : Je ne suis pas seul ! Je suis « normal » !

C’est seulement au printemps 2002 que j’ai découvert qu’il y avait d’autres personnes vraiment comme moi. En tapant dans Google des mots apparemment opposés : Zoophilie et Amour. Je suis alors tombé sur la page perso de « Cheval Magique » qui y décrivait son amour pour les chevaux. De là j’ai découvert le site de Grand Alezan qui m’a rapidement conseillé de rejoindre un forum où la zoophilie était abordée. Ce forum c’était sexe-fr.net.

De là tout s’est rapidement enchaîné. J’ai pu rencontrer Alezan en août puis, au mois de décembre, rencontrer une douzaine de zoophiles du forum qui s’était donné rendez-vous au salon du cheval de Paris. C’est là que j’ai vraiment commencé à me sentir « normal ». Discuter par internet est une chose. Mais ça n’a rien à voir avec le fait de rencontrer physiquement les gens. Des gens comme vous et moi. Des gens avec une vie, un travail, des amis. Des gens aux discussions normales, aux comportements normaux. Mais avec en plus la possibilité de partager notre amour commun des animaux.

C’était formidable. Une véritable délivrance. Je ne me sentais pas représentatif de ce que je voyais sur internet et eux non plus !

J’ai pu alors réellement commencer à vivre ma passion pour les chevaux. Oser les connaître vraiment, prendre des cours d’équitations, etc. Ma relation à eux s’est amélioré en même temps que mes connaissances. Des savoirs que d’autres zoo ont partagé avec moi. Des heures passés au téléphone ou sur MSN à apprendre à connaître la sexualité des chevaux. Mais aussi et surtout, leur comportement. Particulièrement celui des juments ! Car c’est là, en apprenant ce que l’on peut faire avec ou pas, que j’ai osé m’investir davantage vers elles. C’est là que j’ai vraiment commencé à les aimer.

J’ai à peine eu le temps de profiter de ce temps béni que la claque est venue de la loi. En 2004, la pratique de la sexualité avec les animaux devient interdite. Mettre un sexe de 15cm dans la vulve d’une jument devient aussi grave que de la torturer. On a alors compris qu’il fallait résister. Rester présent sur internet. Expliquer notre sexualité aux gens et permettre à d’autres zoo d’accepter la leur. C’est à ce moment que j’ai commencé à avoir le sentiment qu’il fallait faire quelque chose. Mais malheureusement, le forum que nous utilisions a disparu peu de temps après. Ce n’était pas un zoophile qui le dirigeait et l’admin l’a abandonné.

Nous nous retrouvions avec seulement nos téléphones et email comme moyens de communication.

Ma présentation par l’historique : avant 2002, Qu’est-ce que je suis ?

inrock_29072015Vu le sujet très sensible, et vu la haine que cela peut généré chez certains par manque de connaissance du sujet ou par manque de tolérance, je suis bien obligé de rester prudent sur les informations que je donne sur moi.

Cependant, il est difficile de lire quelqu’un sans avoir un minimum de contexte et de connaissances à son propos.

« L’homme n’est rien d’autre que ce qu’il fait » (Jean-Paul Sartre)

« Ce que tu fais te fait » , comme dit le proverbe.

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Pour me définir, je vais donc procéder par chronologie de mon historique :

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avant 2002 : Qu’est-ce que je suis ?

Fin du collège / début du lycée, j’ai senti que je n’étais pas attiré que par les filles. Les chevaux (mâle ou femelle), m’attiraient aussi terriblement. Ce n’était pas forcément une attirance sexuelle, mais je ressentais de nouvelles sensations et de nouveaux sentiments quand j’étais à leur côté. Je ne sais pas d’où ça me venait, mais j’avais déjà l’habitude de me balader à pied dans la campagne ou la forêt et de « jouer » à être un animal humain. Je faisais aussi parfois des rêves où, devant les problèmes de la vie, je partais vivre dans la forêt comme un survivant. Avec cette nouvelle attirance vis-à-vis des chevaux, j’allais de temps en temps en caresser certains pendant mes balades. J’appréciais particulièrement sentir leur odeur et mettre mon visage dans leur encolure.

Cette attirance platonique s’est transformé en attirance sexuelle petit à petit. Étant anti-spéciste dans l’âme, il était évidant pour moi que les chevaux aussi avaient du plaisir sexuel. Je voulais être désiré sexuellement par eux alors je me suis mis en tête d’essayer de leur donner du plaisir sexuel.

Je ne suis pas du tout attiré par les hommes ou les mâles. Mais ne connaissant pas le plaisir féminin, il était évidant pour moi que la seule façon de donner du plaisir sexuel à un équidé, c’était en tripotant le sexe d’un mâle.

J’ai pu assouvir certain de mes phantasmes ainsi, mais je me suis vite rendu compte que les chevaux m’appréciait davantage pour ma présence ou mes grattouilles que pour mes prestations sexuelles.

Petit à petit je me suis également intéressé un peu aux femelles mais, j’avais tellement peur de leur faire du mal que finalement je ne faisais rien.

Je suis resté comme ça pendant quelques années. A faire du « touche pipi »et en étant certain que j’étais le seul au monde à avoir ce genre d’attirance. Je ne savais même pas que mon attirance avait un mot pour la définir !

Puis, avec internet, j’ai découvert que c’était de la zoophilie. Mais je ne trouvais aucune infos. Que du porno, du porno, du porno. Trash en plus. Bien dégueux. C’est à ce moment que j’ai commencé à me demander si j’étais normal. Commencé même à me sentir mal…